Omocha [le jouet]

Omocha* …

Il me détaille du regard en silence, le sourire en coin.

Omocha…

Il fait un pas en arrière, peut-être pour prendre les mesures qui s’imposent …

Omocha…

Je murmure et répète ces quelques syllabes, sésame à des jeux interdits, prélude au dire et au faire, je le grave dans l’air du temps, le notre.

Il me pousse contre le mur, il me déshabille, je suis immobile: juste être son jouet.
Je me délecte de ses ordres qui me mettent en désordres.
Il fait de moi ce qu’il veut.
Tel est mon voeu.

Omocha
Nous n’en avions jamais vraiment parlé ouvertement avant, de nos univers oniriques particuliers, dans lesquels nos envies sont tissées de domination et de soumission. Notre rencontre était si ‘vanille’ que le risque de méprise aurait pu nous perdre l’un l’autre.
A la place, parce que vivre c’est savoir tout risquer parfois, nous nous sommes trouvés, l’un et l’autre, à la mesure de nos démesures…

*Omocha [le jouet], en souvenir d’un film de Kinji Fukasaku en date de 1999, qui narre le parcours initiatique d’une jeune femme qui va devenir Geisha. Une douce surprise (et une réussite)  au milieu d’une filmographie par ailleurs assez violente.

2 réponses to this post.

  1. De l’art de 97 de faire passer le message en mots …mmmh ;)

    僕の大好きなおもちゃ…

    23

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  2. Whaou…
    Juste ; Whaou…

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